OVL  lettre "S"

 

saith (v.irlandais)  (11 avril 2020)= mauvais

Même étymologie que sis.

 

sis  (vieil irlandais) (11 avril 2020) = adverbe: vers le bas

Même étymologie que le v.irl/skr/FRsit / sit / chut !

 < ts-yas  <  ts-yatsa  = faire l' immobilité, la destruction.

Voir v.irlandais: saith = mauvais; sithlach = cadavre.

 

 

sit ! (v.irlandais/sanskrit)   (11 avril 2020)= chut !

Le sanskrit l' écrit aussi  sît / çît !  Le mot français identique est  chut !; l' anglais utilise aussi  "chut up" ferme ! (ta bouche) OU  hush ! / shh! / sh!  Voir aussi en français l' exclamation  ts ! ts! qui indique la désapprobation, cité à quiche 2.

< ts-yata = faire (yata) l' immobilité (ts <tt).

L' expression d' anglais pop. shit !  qui signifie aussi "merde", possède la même étymologie.

 

 

sita  (sanskrit)  (11 avril 2020)

Voir FR: suicide.

 

 

Sîtâ   (ND indien)  (11 avril 2020) = femme de Râma

TOUTES les femmes des mythologies  -en premier lieu, évidemment la Vierge Marie !-  appartiennent à la moitié inférieure de l' Univers.  Ces personnages mythologiques, souvent, à l' origine, personnifiant la Mort,  sont aussi dépeintes d' après les autres rôles macro- et microcosmiques  de la Nuit et de la Femme.  Les Trois Mères gauloises sont Celles qui accompagnent et consolent les morts, Celles qui sont  fécondées et font mûrir et  Celles qui donnent  l' Aurore et l' Élévation.

Ces personnages mythologiques sont souvent construits en suivant un fil conducteur linguistique: c'est-à-dire, Sîtâ:

1 < ts-yata = qui fait l' immobilité, la destruction > les femmes s'occupent des morts.

2 <  ats-yata = qui fait le mouvement vers le haut > les femmes  donnent la vie (accoucheuses), nourrissent et élèvent les enfants.

+ (probablement) Ŗts-yata  = qui fait (yata) intensivement / bénéfiquement  (ts < atsa) l' assemblage (Ŗ).  L' aphérèse du phonème guttural peut probablement être observée dans la comparaison skr: ŗsi  < ŗsa-ya = sage, saint homme ET le FR: saint  < ? *ŗsa-ant. 

 

 

STṚ  (sanskrit) (5 avril 2020) = 1-étendre, développer  2-couvrir, étendre au sol

1- Le premier sens est éludé dans le DSF (dictionnaire sanskrit-français, éd. Maisonneuve), on ne le retrouve que chez Benfey  (incomparable sanskriste !  malheureusement bien oublié et décrié de nos jours).  Pourtant Benfey a raison (comme toujours !), STṚ  possède deux sens pourtant contraires:  se développer est le contraire de couvrir !

Voir  sthûla = grand, rude, stupide, etc... <  *stura == *STṚ  <  atsa-Ṛ = qui assemble vers le haut. 

(en passant:  l' assemblage vers le haut  est associé, dans la pensée ancienne,  à la rudesse, la stupidité, etc...explications  > dans un ouvrage que je pourrais consacrer, un jour, à la pensée védique...)

2-Le deuxième sens:  atsa- Ṛ = qui fait  (atsa, peut-être intensifié) l' assemblage  (Ṛ).

Voir  sthira = fixe, etc...; strî = la femme, etc...

sthâlî  NF = récipient, casserole, chaudron. A mon avis, le mot  sthâlî  "joue" avec les deux sens de STṚ.

Notez, encore une fois, le féminin  du mot sthâlî car l' assemblage, à l' origine, est situé dans la partie inférieure / intérieure de l' Univers  (le Yin des Chinois ou le Tamas des Indiens ).

 

suicide  (français / anglais) (11 avril 2020)

Etymologie de Dauzat:  du latin sui = génitif de se = soi  et  du latin: CAEDO = je tue.

Si  sui = soi  est plausible, sans pour autant affirmer qu' il provient du latin: il existait un paradigme gaulois  /sui/ = soi-même. Voir  je suis, etc...;  la "provenance" de CAEDO  est problématique.

Que je  n' aime pas ce vocabulaire dépassé de l' étymologie à la Dauzat !  On ne sait pas si ce mot provient du latin, on sait seulement qu' il ressemble, d' après Dauzat (!), au latin CAEDO. Comment peut-on appeler ces linguistes des "scientifiques" (!), alors qu' ils utilisent un vocabulaire vague et non-conforme à la réalité supposée.  Le latin est une langue qui s'est surtout développée en Italie, à partir des diverses langues qui existaient depuis des temps immémoriaux. Elle a eu l' avantage de se perfectionner comme langue écrite compréhensible, car bien codée par des siècles de grammairiens et linguistes latins. Elle fut utilisée comme langue officielle, administrative et religieuse, dans une grande partie de l' Europe et durant la majeure partie du Moyen Age, mais cette omniprésence du latin dans les traces écrites ne doit pas dissimuler la plus grande partie des langues parlées, car ce sont elles qui étaient pratiquées,  partout et en tous lieux.  Le problème est que l' on ne les connaît pas, puisqu' elles n' ont pas été écrites. Alors, de grâce, restez prudent dans vos affirmations péremptoires...

 

CAEDO  > cide ?

La lettre  "C"  est dans toutes les langues problématique. L' affirmation de Dauzat signifie que, phonétiquement,  [kaedo] =>  [sid], puisque c'est ainsi que l' on prononce cet élément en français.

Il y aurait donc une transformation  du  [k]  en [s] !   Pour le moins étonnant!

Passons en revue les possibilités:

1-  K + J  > Ksh  = possible, mais pas suffisamment documenté pour cet étymon  /sid/. Je ne connais pas de version ressemblant à  *suishide...ou même *shuishide / *suixide.

2- K +  ats > Ks OU Ksh = possible, mais très aléatoire.

 

L' étude du  "C" du latin médiéval  montre qu' il a souvent succédé à "T" dans l' écriture  de nombreux mots.  L' alphabet russe possède aussi une lettre "C" qui se prononce [s].

Certains ont prétexté que la transformation  médiévale  du "T" en  "C" provient de la ressemblance de la forme du T et du "C" en script, en faisant donc une simple faute de copie.  Je reconnais bien là les subterfuges toujours utilisés par des personnes qui ne souhaitent pas se poser de questions, mais paraître maîtriser le sujet:  "erreur du scripteur"; un mot inconnu  ? > "nom de personne germanique ou latine", etc...  combien de questions historiques  éludées ainsi par une pirouette, bien pratique ma foi !

La réalité est évidemment que, pour une raison inconnue,  le "C" du latin médiéval a servi  à noter un autre phonème que  [k], un phonème issu du phonème [t] OU [tt],  devenu dans la langue orale:  [tsh] OU [ch]...

 

D'autre part, il existe un étymon védique  /sid / sit/  =  tuer, qui devrait provenir  du phonème de l' immobilité et de la destruction (s < ts < tt) suivi d' un suffixe agentif  (-id / -it == yata en sanskrit).

skrsîdati = il succombe  >  il va vers (-ati) la destruction (*sid== sd ==ts);  sit !  pour Benfey : "imitative sound, expressing sighing, shivering with cold, murmuring".  En réalité, il s' agit de la racine présente aussi dans le verbe STHÂ = être immobile.

Même paradigme: angl: to sit = s' asseoir;  latin: SEDEO = je suis arrêté, SEDO = j' abats, etc...

 

Deux adjectifs sanskrits, de sens opposés:  sita 1 =  lié, attaché < ts-yata = qui fait l'immobilité (ts == tt).

 sita  2=  blanc < atsa-yata = qui fait aller vers le haut.

Voir aussi: chut ! / sit !