OVL  lettre  "L"

 

low  (anglais) (29 mars 2020) =  bas

Revenant dernièrement  sur les inscriptions gauloises des coupelles de Lezoux, par l' intermédiaire de l' ETN: les Uertamocori, qui aurait donné l' ORN: le Vercors, paradigme qui m'a entraîné vers  les mots gaulois  uerta mica  sur au moins une des coupelles de Lezoux.  Mon hypothèse pour Vercors  étant  "uer  "pour  "haut",  ce qui pourrait donner  un sens  tIota  mica  = vin  "bas / de qualité inférieure".

 Il y a quelques hésitations sur le  "i" longa  en gaulois, c'est-à-dire  la lettre en script latin " I".

Pour résumer, cette lettre est parfois interprétée comme  /l/  OU comme /ii/ OU même comme  /j/.

Je rappellerai que  la barre, en script latin, signifie "l".  On peut donc raisonnablement  écrire et prononcer  tIota  > tlota (TLOTA).

Ensuite, comment  ce morphème peut-il exprimer l' idée de  "bas" ? 

Dans la dualité primitive,  il y a "ce qui est fixe" , c'est-à-dire  la Terre noire et silencieuse; qui s' oppose à "ce qui est à la lumière", qui bouge et qui fait du bruit.  

ce qui est fixe s' exprime par les dentales.  Ici  /tlo/  semble être  une intensification  par redoublement de la dentale /t/

-ta  est probablement un suffixe agentif classique  < atta < nta-nta = non immobile / non-détruit.

Il semble, qu' ici, la notion de "bas" ait été exprimée  par  "ce qui fait (atta) l' immobilité (tlo)".

On retrouve probablement ce paradigme  dans all/ angl: tot/dead = mort  <  tta-atta.

Le phénomène   tt  >  tl  est commun à beaucoup de langues (il est particulièrement intéressant dans les langues amérindiennes !).   

Un des exemples européens les plus déterminants est le parallèle  entre la particule familiale  de l'anglais médiéval:  atta  <  ant-nta ,  qui  est devenu dans de nombreuses régions, dont une grande partie de la France,  >  alla  =  qui va vers l' avant (voir FR:  ALLER) et qui a donné  les PTN  Le ....  / Ala... / etc... (Le Petit,  Alaphilippe, etc...).

L ' expression de l'immobilité  tta  >  tla  >  lla  se retrouve aussi  dans  le FR: (adverbe) et bien d' autres mots.  Cette transformation  tta  >  tla > lla existe aussi en sanskrit.

Il y aurait donc un mot dans certaines langues parlées en Gaule dans l' Antiquité:  tlo OU tlot = bas.

La finale  peut changer suivant le suffixe agentif utilisé:  1- tlot < tla-att OU tla-uatt   2- tlo < tla-ua,

mais il peut aussi s' agir d'une apocope.

De là, à supposer  une parenté  du gaulois:  tlo  avec l' angl: low, il y a moins d' un pas.

Les anglais  du Moyen Age  ont,  d'ailleurs, probablement fait un amalgame entre  tlo  et  outlaw (prononcé / 'tlo /)  pour désigner  les bandits.

Qu' en est-il de l' étymologie officielle ?

Dictionnaire d' Oxford: " vieil anglais (XIIè s)  lâh.  Vieux norrois: lagr. Moyen haut allemand: læge ".  C'est tout.

 

C:  lâh n'est peut-être pas équivalent à lagr OU læge

 lagr / læge  <  probablement  <  alla-gṚ = qui donne (alla) l'  assemblage (gṚ), car l' assemblage  est réalisé dans la partie inférieure de l' Univers.